L'aéroport international Aimé Césaire change de statut et est désormais géré dans le cadre d'une société anonyme à directoire et Conseil de surveillance baptisé société par actions de l'aéroport Martinique Aimé Césaire (SAMAC). Un nouveau régime de gestion qui devrait perrmettre une plus grande souplesse décisionelle afin de repondre plus efficacement aux attentes des clients et des usagers, selon les nouveaux dirigeants de cette structure. A Voir.
Anciennement établissement concédé de la chambre de commerce et d'industrie de la Martinique, l'aéroport international Aimé Césaire est désormais une société anonyme à directoire et Conseil de surveillance baptisé Société par actions de l'Aéroport Martinique Aimé Césaire (SAMAC). Un passage au terme d'un long processus initié en 2002 dans le cadre de la réforme des aéroports français afin d'adapter leur statut aux évolutions du transport aérien. La nouvelle organisation mise en place repose sur la séparation des fonctions de gestion tenues par le directoire et de celles d'orientation et de contrôle exercées par le Conseil de surveillance. Cette nouvelle gouvernance a été inaugurée le 26 juillet dernier.
Des activités étendues
Le premier Conseil de surveillance composé de 8 représentants de l'Etat, dont le préfet de région, de 4 représentants de la CCIM et de 3 représentants des collectivités locales (région, villes du Lamentin et de Ducos) qui s'est tenu dans la foulée a élu son président en la personne de Manuel Baudouin, également président de la CCIM. Il a aussi procédé à la nomination des membres du directoire de la SAMAC. Frantz Thodiart qui assurait au sein de la CCIM la direction des concessions Port et Aéroport en devient le président, et Serge Cyrille, anciennement directeur-adjoint des services aéroportuaires, est promu directeur. A l'issue de la réunion, l'avenant de prolongation jusqu'en 2049 de la concession aéroportuaire entre l'Etat et la SAMAC a été signé par le préfet de région, Laurent Prévost et Frantz Thodiart, le nouveau président du directoire. La SAMAC se voit ainsi confier des activités étendues et et ses responsabilités accroitre dans de nombreux domaines notamment dans l'environnement et les finances. Un changement de statut qui permettra, à en croire le nouveau président du directoire, un processus de décision plus simple, plus rapide et plus réactif pour "répondre plus efficacement aux attentes des clients et des usagers". On voudrait le croire.
E.B.