|
La qualité et le prix des services numériques posent problème dans les DOM. Les collectifs notamment aux Antilles avaient déjà, lors la crise sociale qui a paralysé la Guadeloupe et la Martinique pendant plusieurs semaines au début de l'année 2009, tiré dans ce domaine le signal d'alarme. Marie-Luce Penchard a reçu à ce sujet le président de l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Objectif : évoquer la question des coûts et de la qualité de ces offres de télécommunications. Si l'ARCEP assure que la situation dans la téléphonie fixe ou mobile est "globalement satisfaisante et comparable à celle de la métropole", en revanche, sur l'internet haut débit, l'autorité de régulation admet que la qualité est moindre et que les prix sont souvent plus élevés que ceux pratiqués dans l'Hexagone. Une situation que l'organisme de régulation tente d'expliquer par "l'éloignement et la taille des marchés". Un état de fait qui suppose, selon l'ARCEP, davantage d'implication de la part des autorités publiques si l'on veut influer sur le coût et la qualité de la prestation des offres numériques dans les DOM. En réponse, la ministre de l'outre-mer a promis un accompagnement pour permettre aux collectivités territoriales de "s'impliquer" et de "superviser" les prix et la qualité des services numériques.
E.B.
|
| |
|