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Parmi les 137 mesures annoncées à l'issue du premier conseil interministériel de l'outre-mer, voilà une mesure fortement réclamée, lors des Etats généraux qui ont précédé ce CIOM. Car les directions régionales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, les fameuses DRCCRF ont été particulièrement décriées durant la grave crise qui a ébranlé les Antilles au début de l'année 2009. Le gouvernement avait souhaité qu'en matière de concurrence et de consommation, un organisme de contrôle soit rapidement mis en place dans les quatre départements d'outre-mer. Ainsi est né le groupement d'intervention régional "concurrence" (GIRC), une autorité unique dont le but est de renforcer la vigilance de l'Etat en matière de concurrence, de mécanisme et de formation des prix. Cette autorité a également pour but de faire la chasse aux abus de position dominante et de concurrence déloyale et de lutter contre les prix abusifs. Le GIRC sera composé d'agents de l'Etat issus de la concurrence, des douanes et des services fiscaux et pourront faire appel aux services vétérinaires et à l'inspection du travail. Cependant , les syndicats et les collectifs, à commencer par le LKP et le K5F qui continuent de se battre contre l'exploitation outrancière et la "pwofitasyon" restent plutôt sceptiques quant à l'efficacité de cette autorité et déplorent "qu'une forme de représentation de la population" ne figure pas au sein de cet organisme. Après avoir été installé fin janvier en Guadeloupe, le GIRC a fait son apparition en Martinique, début février et doit être opérationnel dans les semaines à venir en Guyane et à la Réunion.
E.B
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